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Comment faire pour qu’un enfant mange de tout, à tout âge?

 

La clé, c’est l’éducation nutritionnelle. Il faut profiter de l’âge d’or gastronomique, entre 6 mois et 1 an et demi, 2 ans. À cet âge, l’enfant n’a pas de préjugé, il est curieux de nature, il est intrigué par la variation de texture, de couleur et de goût. C’est à ce moment-là qu’on crée des habitudes, bonnes et mauvaises. Toutes les recherches montrent qu’un enfant, à cet âge-là, préfère des goûts complexes parce que ses papilles sont en plein développement. La seule option pour faire manger de tout à un enfant, c’est que ça soit vraiment bon. Ne donnez pas à votre enfant quelque chose que vous n’avez pas envie de manger vous-même.

Les mamans ont tendance à donner des petits plats pas trop épicés aux enfants, avec des goûts plutôt neutres. Souvent, sur conseils des pédiatres.

Il a beaucoup été question de la peur des microbes, des allergies, des intolérances. On a tellement fait peur aux parents avec ça pendant des années… Du coup, les parents l’ont joué sécuritaire avant tout. Aujourd’hui, on revient en arrière: on n’a plus que jamais des problèmes liés à la malbouffe chez les enfants. On a des enfants qui sont des petits mangeurs, ils picorent. Ce sont des enfants qui, durant l’âge d’or gastronomique, n’ont pas appris à manger des choses complexes, avec des goûts d’adulte.

 

Dans vos produits pour les petits, vous mettez du coup plein d’herbes et épices.

Oui parce qu’il faut développer le palais des enfants. Le palais d’un bébé, les papilles gustatives d’un bébé sont à 100 pourcents développés à 15 semaines. Il goûte tout beaucoup plus fort que nous. On évite donc les goûts extrêmes, on évite le poivre, le piment, les choses amères acides. Mais on peut mettre des herbes pour donner du goût.

C’est ça l’astuce pour éviter de se retrouver avec un enfant de trois ans qui ne veut plus rien manger?

A 3 ans, l’enfant rentre dans une autre phase, de néophobie. C’est de nature, une phase de régression: il a peur de tout ce qui est nouveau. Et tout à coup, on l’expose à du sel et du sucre. On s’attend à ce qu’il mange des trucs d’adultes, qu’il n’a jamais mangés de sa vie, ça va lui faire peur. Vu qu’il n’a jamais vraiment eu de saveurs dans son assiette, il va s’accrocher au sel et au sucre. Mais ce sont des goûts addictifs. En intégrant plus tôt les épices et les herbes, il va développer son palais et ne pas se raccrocher à tout prix au sel et au sucre. Je vais être honnête avec vous: même si j’ai exposé mes enfants à beaucoup de saveurs, ils passent aussi par cette phase de régression. Mais tout ce qu’on apprend à un enfant avant cette phase de rejet, ça revient plus tard. L’éducation nutritionnelle, c’est aussi faire qu’un enfant mange avec vous à table, choisisse les légumes et les fruits qui l’intéressent au supermarché. Il faut qu’il puisse vous voir cuisiner.

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Rédigé par Mélina

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